Rentrée scolaire : quand l'enfant s'amuse et les parents pleurent...

Publié le par mamanbavarde

rentree_scolaire_enfant_papa_stress.jpgEt voilà, nous y sommes, après 2 mois de soleil, place au troc des tongs contre les baskets et du sac de plage contre le cartable. Snif, c'est déjà la rentrée pour mon petit bonhomme...

Mon petit bonhomme est un grand, il passe en moyenne section. Finie la rigolade de la petite classe, il va falloir bosser. Ce matin, il est fermement décidé à ne pas aller à l'école. Bon, ça commence bien ! Lui qui en parlait depuis des jours en disant qu'il était pressé, voilà qu'il retourne sa veste au dernier moment... Du coup, c'est parti pour une séance de motivation parentale. Papa lui explique qu'il va retrouver tous ses potes. Moi je le motive en lui disant qu'il va rentrer dans la classe des "plus graaaaands comme ça". Il sourit.

Mais deux minutes après, il se remet à grogner : "J'veux paaas y alleeeer !". Changement de tactique. J'élabore ma stratégie de "one maman show". Je vais le faire rire, ça va marcher. J'attrape des doudous et je fais le spectacle. J'ai l'air con mais mon fils se marre. J'ai gagné ! J'en profite pour lui expliquer que le show recommencera dès qu'il sera habillé. Et ça marche. Yes ! Pour le petit déj, pas moyen. Tant pis, je n'insiste pas. Manquerait plus qu'il vomisse sur sa tenue que j'ai mis une heure à lui choisir la veille ! Il ne mange jamais beaucoup le matin alors je laisse couler.

Déridé, mon bonhomme semble avoir accepté le fait qu'il n'échappera pas à l'école. J'en rajoute en lui disant :"Je serais trop contente à ta place ! J'aimerais bien, moi, faire du vélo et de la trottinette dans la cour mais mon patron ne veut pas." Je rajoute : "Tu as de la chance tu sais." Puis je prends un air un peu plus triste pour bien enfoncer le clou : "Moi pas." Il semble reboosté et toute la famille monte en voiture.

Difficile de trouver de la place sur le parking de l'école ce matin. Chacun s'est arrangé pour pouvoir tenir la main de son enfant en ce jour crucial. Les grands courent devant (plus besoin de papa et maman, ils sont devenus "la honte") quand les petits s'accrochent désespérement à leurs parents.

Le mien gambade fièrement avec son mini cartable sur le dos, la main tenant celle de son papa. Ils sont beaux tous les deux. J'immortalise le moment en prenant une petite photo qui se rajoutera aux 26365 photos prises depuis sa naissance. Un tri s'imposera bientôt, avant que le PC ne fasse une overdose de clichés de bébé souriant, bébé pleurant, famille super happy...etc>

La classe est déjà remplie de parents stressés, sereins, tristes, souriants, pressés... Tous les sentiments se mélangent au milieu des enfants qui crient, jouent, parlent et parfois pleurent. Je suis zen, mon fils est un grand. Je ne pleurerai pas. Mon fils s'accroche au cou de son papa. J'espère vraiment qu'il ne va pas pleurer, sinon je vais pleurer, ce qui le fera encore plus pleurer et on ne s'en sortira pas. "Ca va être difficile je crois", me lance mon homme en me montrant notre fils qui serre encore plus fort ses bras autour de son cou. Il va finir par l'étrangler. On dirait un petit chimpanzé autour d'un cocotier. ça me fait sourire.

Mon fils finit par apercevoir son meilleur copain et demande à descendre des bras de son papa. Je crois qu'il lui a cassé le dos. C'est qu'on a vieilli en devenant parents !

Cool, mon fils commence à jouer avec des petites voitures. Il semble nous avoir totalement zappé. Fils indigne ! Je remarque qu'il y a beaucoup moins de jouets dans la classe de moyenne section par rapport à la petite. C'est bien ce que je disais : finie la rigolade.

En attendant, il a visiblement troqué ses parents contre sa bande de copains (moi je trouve que le troc n'est pas très équitable, mais bon...) et nous sommes tout à coup devenus transparents. Quelques bisous rapides - puisque visiblement on gêne - et le voilà qui se débarrasse de nous. Je pensais qu'il allait implorer sa maman. Quedal ! En même temps, je suis contente, il n'y aura pas de pleurs. Et du coup, je ne vais pas pleurer. Ouf !

En m'éloignant, je croise justement un papa qui pleure en se cachant du mieux qu'il peut. Je trouve ça touchant. Je repense à mon fils que j'ai laissé derrière moi. Ca y est, j'ai les larmes aux yeux. Je me reprends rapidement. Si je me mets à pleurer alors que mon fils s'amuse, c'est le monde à l'envers.

En fait, la rentrée est effectivement une étape mais pour les parents, pas pour les enfants !

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